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SUMMARY:Dominique A
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DESCRIPTION:Quand l’idée d’un album se fait jour\, souvent\, je ne me
  vois pas venir. J’avance avec deux trois idées en tête\, et je suis s
 ouvent surpris par ce qui advient.\nPour « Spirales »\, les choses ont
  commencé un jour de juin 2024 lors d’une promenade dans ma ville natal
 e\, Provins\, en Seine-et-Marne. Je venais de traverser un jardin public o
 ù\, enfant\, je me rendais souvent avec ma mère. Un texte est alors appa
 ru\, faisant se télescoper ces promenades d’enfance et le moment que je
  vivais.\nJ’avais déjà écrit des chansons sur l’enfance\, mais la f
 açon d’aborder le sujet me semblait ici différente\, moins chargée de
  pathos. Le morceau qui en a résulté\, « La roue du Jardin Garnier »
 \, a ainsi donné le « la » du disque.\nJ’avais jusqu’ici pris la 
 chanson comme un terrain surtout fictionnel\, avec peu d’autobiographie
  \; le précédent album studio\, « Le monde réel » (2022) parlait b
 eaucoup de l’époque\, d’écologie\, avec une certaine distance. Ce jo
 ur-là à Provins\, je compris que j’avais envie de revenir « au centr
 e du jeu »\, en célébrant des épiphanies vécues sur les lieux de ma 
 jeunesse. Provins\, donc\, et Nantes\, essentiellement.\nProvins\, où les
  amitiés ont la vie dure : en témoignent notamment les chansons « Un 
 jour j’ai disparu » et « Evanoui »\, où\, après des décennies d
 e silence mutuel\, l’amitié refait surface. De même avec « 39 rue Sa
 inte-Croix »\, où un retour « au pays » fait se croiser souvenirs e
 t retrouvailles.\nNantes\, avec l’évocation dans « Picasso y los Simi
 os » d’une époque\, le milieu des années 80\, via un groupe culte re
 sté local. Ou avec « Mark »\, hommage à Mark Long\, défunt chanteur
  de The Opposition\, groupe que j’idolâtrais adolescent\, qu’un conce
 rt partagé sur une scène nantaise me permit de côtoyer.\nD’autres lie
 ux « traversent » les chansons de l’album\, tels « La rue des Flan
 dres »\, où une déambulation dans une ville du Nord prend là aussi un
  caractère d’épiphanie\, avec la tentative de retranscrire le déroule
 ment d’une pensée en temps réel \; de même dans « La brique orange
  »\, elle aussi issue d’une marche nocturne\, sur une plage normande. 
 Epiphanie encore\, mais amoureuse cette fois\, avec « Apparaître sur le
  quai »\, où la vision de la femme aimée déblaie un paysage mental ju
 squ’alors confus.\nSe raconter n’induit pas que le reste du monde n’
 existe pas. « Bromure » et « Coltan » sont ainsi apparues en cours
  d’écriture\, chansons « à thème »\, sur le virilisme du pouvoir 
 pour la première\, et sur le prix de nos addictions numériques pour la s
 econde. Le particulier et l’universel se rejoignent par ailleurs sur «
  Shining à 12 ans »\, évocation d’un trauma d’enfance mêlée à 
 un constat contemporain sur les écrans.\nEt la musique\, dans tout ça ?
  Au diapason des textes\, plus terrienne et incarnée\, avec le retour de 
 la guitare électrique au premier plan. Est-ce dû au fait de me replonger
  dans ma jeunesse\, de réécouter certains disques de pop rock indé de l
 a fin des 80’s\, du début des 90’s ? Sans doute. Manière aussi de d
 onner un peu d’aspérité et de rugosité à ce retour sur soi.\nLe fait
  d’être en tournée trio durant l’écriture a également influé\, re
 nforçant le désir d’insuffler à l’enregistrement l’intensité du 
 live : à mes deux camarades Sébastien Boisseau (contrebasse) et Julien 
 Noël (claviers)\, s’est adjoint Etienne Bonhomme (batterie) – tous d
 éjà présents sur l’album studio précédent. Nous avons arrangé ense
 mble les chansons. J’aime à penser que la réunion de nos 4 mondes musi
 caux\, avec nos références multiples\, de la new wave anglaise et franç
 aise au jazz contemporain\, de la pop seventies au son motorik hérité de
  la scène allemande des années 70\, infuse dans notre son commun. Un son
  organique\, où le plaisir du jeu\, et la volonté de ne pas tout raboter
  numériquement\, sont déterminants.\nPour capter ce son\, un retour aux 
 sources en banlieue nantaise\, logique compte tenu du projet initial : le
  Garage Hermétique\, où 35 ans plus tôt\, je mixai mon premier album\, 
 « La fossette ». Le studio s’est depuis grandement étoffé\, et y o
 fficie désormais le très doué Pierre Le Gac\, réalisateur de toutes le
 s prises et de tous les mixes de l’album.\nDans le morceau « La terre 
 à personne »\, il est question de « spirales ». Lorsqu’il m’est ap
 paru\, le mot m’a interpelé. Il désigne\, en géométrie et au singuli
 er\, « une courbe plane décrivant des révolutions autour d’un point f
 ixe en s’en éloignant ». Je me suis dit que c’était une métaphore 
 possible de ce qui se trame dans l’écriture de chansons. A fortiori de 
 celles axées sur des souvenirs jouant\, comme tout souvenir qui se respec
 te\, à se dérober.
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LOCATION:168 Boulevard de l'Ariane 06300 Nice - FR
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