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SUMMARY:Journée d'études Useful knowledge #3 : Savoirs pratiques du dess
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DESCRIPTION:\n	Une journée d’études organisée par Annabela Tournon-Zu
 bieta\, enseignante et historienne de l’art\, Florentine Lamarche-Ovize 
 artiste et enseignante\, et Alexandra Fau\, coordinatrice scientifique et 
 artistique de la Chaire des “Nouveaux Imaginaires du dessin”. Avec la 
 participation de Pauline Chevalier\, Tiphaine Colléter\, Julie Borgeaud e
 t Nabil Abu Ghanima.\n\n	Le point de départ de ces journées sur les “s
 avoirs pratiques du dessin”\, initiées en 2024\, est le constat qu’en
  devenant un médium autonome le dessin tourne le dos à une partie de son
  histoire qui s’est écrite en-dehors du champ de l’art\, de même qu
 ’il tourne le dos aux savoirs "non-artistiques" qu'il véhicule. Le dess
 in a en effet été une pratique employée dans de nombreux métiers artis
 tiques mais également scientifiques\, sociaux\, pédagogiques\, etc. Il a
  été une ressource pour penser et pour agir dans de nombreuses circonsta
 nces\, de même que ses qualités artistiques ont été mobilisées à des
  fins spécifiques de notation et de compréhension de l’espace\, du cor
 ps\, du récit\, de l’histoire. Les savoirs utiles et esthétiques du de
 ssin\, lorsqu’ils concernent le mouvement\, l’enregistrement\, l’ana
 lyse\, la communication\, mobilisent le trait\, la couleur\, le geste\, l
 ’interaction sociale\, la parole\, selon des modalités diverses et rich
 es. Souligner et analyser ces savoirs pratiques\, qui traversent l’histo
 ire des arts\, mais également l’histoire des arts appliqués\, des scie
 nces et des techniques\, permet dans ce sens de rouvrir une histoire des i
 dées de manière décloisonnée et émancipatrice. Cette troisième journ
 ée d’études sur les “savoirs pratiques du dessin”\, organisée dan
 s le cadre de la chaire NID de l’Ecole des Arts Décoratifs-PSL\, donner
 a la parole à des chercheures et des artistes mobilisant des pratiques de
 ssinées qui s’articulent notamment au corps et à des pratiques collect
 ives: elle sera l’occasion de parler du dessin comme outil pour la danse
 \, d’aborder l’importance du dessin à l’école où il est “partou
 t et nulle part” tout en étant un outil privilégié pour des enfants e
 n situation de souffrance. De même\, elle sera l’occasion d’aborder l
 es historiques convergences entre histoire de l’art et criminalistique\,
  et enfin\, d’entendre des artistes s’exprimer sur les pouvoir du dess
 in et ses capacités de résilience notamment dans le contexte du génocid
 e actuel à Gaza.\n\n	 \n\nPROGRAMME\n\n	 \n\n	 \n\n14H        
                      Ouverture et présentation de la j
 ournée d’études\n\n	par Alexandra Fau et Annabela Tournon-Zubieta\n\n	
  \n\n14H15-15H                 Pauline Chevalier\, profess
 eure en histoire de l'art contemporain à l'université de Tours.\n\n	 \n
 \n« Dessiner pour danser : gestes graphiques et états de corps »\n\n	
  \n\n	Comment le dessin peut-il nourrir une pratique somatique et chorég
 raphique\, par le geste graphique ? S'il existe près d'une centaine de sy
 stèmes de notations chorégraphiques\, destinés à analyser\, préserver
  et transmettre des oeuvres chorégraphiques\, notre propos se concentrera
  sur des pratiques plus spontanées du dessin\, comme outil du travail cho
 régraphique\, dans ses dimensions individuelles et collectives\, comme in
 strument pour ressentir l'espace\, visualiser le corps ou transmettre une 
 qualité de geste. A travers des exemples historiques et contemporains\, i
 l s'agira de saisir l'articulation entre danse et dessin en pensant la pra
 tique graphique comme ancrage matériel d'une pratique chorégraphique\, a
 u-delà des enjeux de notation. \n\n	 \n\n	15H-15H45          
        Tiphaine Colléter\, professeure des écoles et coordinatrice
  de la micro-école Inspire à Avignon.\n\n	 \n\n« De la pensée par le
 s phalanges »\n\n	 \n\n	A l’école\, le dessin est partout et nulle p
 art\, on y dessine souvent à dessein d’autre chose : une carte en géo
 graphie\, un compte-rendu d’expérience en sciences quand on n’illustr
 e pas un poème\, des règles de vie de classe… Lorsqu’on s’y intér
 esse\, il devient vite règlementé : perspective\, proportions\, modèle
  à suivre. Au sein du dispositif de l’école\, le dessin est un outil d
 e pensée\, de communication\, de mémoire au même titre que les mots. Il
  peut les remplacer\, les faire surgir\, les excéder. Face aux œuvres le
 s mouvements des élèves dessinent leur appréhension de celles-ci. En da
 nse\, le corps entier pense dans l’espace et déborde la feuille. Dessin
 er c’est faire et non faire faire\, ne pas maîtriser mais éprouver.\n\
 n	 \n\n15H45-16H                 Échanges avec le public
 \n\n	 \n\nPause \n\n	 \n\n16H15-17H                 Juli
 e Borgeaud\, historienne de l’art et collaboratrice en criminalistique.\
 n\n	 \n\n« Quand la peau dessine et signe: \n\nune histoire de l’em
 preinte digitale qui fait langage et authentification »\n\n	 \n\n	
 Chaque jour\, nos différentes parties du corps\, notamment nos mains\, do
 igts et pieds\, impriment\, sur les supports avec lesquels nous sommes en 
 contact direct\, des milliers d’empreintes invisibles à l’œil nu\, d
 ont certaines peuvent permettre une identification.\n\n	Qu’en est-il des
  empreintes volontairement imprimées qui font langage ? A partir de quel 
 moment l’analyse des traces ou d’empreintes digitales qui composent un
  dessin permettent- elles d’en authentifier son auteur ?\n\n	A travers u
 ne analyse des dessins que Louis Soutter (1871-1942) réalisa aux doigts d
 e 1936 jusqu’à son décès\, nous dresserons une histoire dessinée de 
 l’empreinte digitale qui court depuis « l’aube de l’image »\, de s
 upport en support\, et qui entre en jeu dans l’authenticité des composi
 tions.\n\n	 \n\n17H-18H                     Nabil Abu
  Ghanima\, artiste et enseignant lauréat PAUSE Collège de France/ENSAD\,
  en conversation avec Florentine Lamarche-Ovize\, artiste et enseignante 
 à l’ENSAD dans le cadre de la chaire Nouveaux Imaginaires du dessin.\n\
 nAvec la participation de Khadija Toukabri pour la traduction simultannée
  en français des échanges en arabe.\n\n	 \n\n“Les frontières\, le so
 l et les oiseaux”\n\n	 \n\nNabil Abu Ghanima dualoguera avec Florentine
  Lamarche-Ovize au sujet de ses œuvres et de ses projets récents. L’in
 stallation de l’artiste en France l’a incité à réinventer ses mani
 ères de représenter\, à explorer de nouveaux outils\, tout en se nourri
 ssant continuellement de sa mémoire et de sa vie d’avant\, en Palestine
 . Il y évoquera notamment les questions que soulèvent pour lui\, en pein
 ture et en dessin\, la représentation des sols\, la figuration des évén
 ements dans des espaces plastiques\, les frontières\, et les manières do
 nt le dessin peut les toucher et les transgresser.\n\n	 \n\n18H-18H30  
    Échanges avec le public et clôture de l’événement.\n\n	 \n\nBI
 OGRAPHIES DES PARTICIPANT.ES\n\n	 \n\nNabil Abu Ghanima\n\n	Artiste plast
 icien palestinien né à Gaza en 1984\, Nabil Abu Ghanima a obtenu une lic
 ence en éducation artistique à l’université Al-Aqsa en 2008. Il a tra
 vaillé comme professeur d'enseignement artistique puis s'est consacré à
  une carrière artistique consacrée aussi bien aux beaux-arts\, à l'illu
 stration de livres pour enfants qu’à la production d'animation. Il a é
 galement fondé un collectif d'animation collaboratif avec des artistes é
 mergents. En 2025\, il a été lauréat du programme PAUSE du collège de 
 France pour venir enseigner à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris. Il
  est actuellement artiste résident à l’espace de création artistique 
 Le Wonder\, à Bobigny.\n\n	Son œuvre est marquée par les démarches d
 ’artistes expressionnistes contemporains\, tels que Georg Baselitz et An
 selm Kiefer\, qui explorent les intersections entre l’histoire\, le myth
 e et la mémoire à travers la présence sensible de la matière et les ma
 nières dont elle est chargée d’émotion. Dans sa démarche\, le mythe 
 dépasse le simple récit \; il est utilisé comme un outil de résistance
  contre l’invisibilité et l’oubli\, et comme un moyen d’élargir la
  conscience spatiale et temporelle. Ses œuvres récentes transforment l
 ’expérience palestinienne contemporaine en un langage symbolique ouvert
  à une interprétation universelle.\n\n	 \n\nJulie Borgeaud\n\n	Après u
 ne mise à niveau en Arts Appliqués\, Julie Borgeaud obtient un diplôme 
 nationale supérieur d’expression plastique à l’ENSA Paris-Cergy. His
 torienne de l’art franco-suisse\, elle commissionne des expositions expl
 orant la marginalité artistique de dessinateurs qui ont suivi des doubles
  carrières\, tels que Victor Hugo et Louis Soutter (Maison Victor Hugo Pa
 ris\, 2015 \; Maison Rouge Paris\, 2012)\, ainsi que Le Corbusier (Salon d
 u dessin contemporain Pareidolie Marseille\, 2026). Également collaboratr
 ice en Criminalistique\, son approche se situe à la croisée de la recher
 che artistique\, des Sciences forensiques et du Droit. Réalisatrice de fi
 lms dans le domaine de la high-tech\, elle prépare son premier documentai
 re d’investigation dans le domaine de l’art. Auteure de répertoires r
 aisonnés\, de catalogues d’exposition\, de monographie\, d’essais\, d
 e fac-similés de carnets et de livres d’artiste (Brion Gysin\, 2026 \; 
 Roberto Matta\, 2011 \; Une Maison Un Palais\, de Le Corbusier enluminures
  de Louis Soutter\, 2012)\, elle aborde l’écriture\, tout comme l’art
 iculation de ses expositions\, au prisme de la précision radicale des exp
 ertises et de la pluralité narrative permise par le montage audiovisuel.\
 n\n	 \n\nPauline Chevalier\n\n	Pauline Chevalier est professeure en histo
 ire de l'art contemporain à l'université de Tours. Après avoir travaill
 é sur la scène états-unienne des années 1970 (Une histoire des espaces
  alternatifs à New York\, de SoHo au South Bronx\, Les presses du réel\,
  2017)\, puis sur la danse au musée (Le musée par la scène\, Editions D
 euxième Époque\, 2018\, co-édité avec Aurélie Mouton-Rezzouk et Danie
 l Urrutiaguer)\, elle a porté un programme de recherche sur les pratiques
  graphiques en danse\, sur la longue durée (carnets de notes et dessins d
 'interprètes et de chorégraphes\, manuels et iconographie technique de l
 a danse)\, à l'Institut national d'histoire de l'art (2018-2025)\, en col
 laboration avec la Bibliothèque nationale de France et le Centre national
  de la danse. Elle a été commissaire de l’exposition « Chorégraphie
 s. Dessiner\, danser (XVIIe – XXIe siècles) » au musée des beaux-art
 s et d’archéologie de Besançon et dirigé le catalogue (INHA /MBAA /Li
 énart). Ses recherches portent sur les relations entre danse et arts visu
 els\, à la fois par le dessin\, dans la mise en forme graphique des techn
 iques du corps\, et par les lieux qui permettent la convergence des pratiq
 ues.\n\n	 \n\nTiphaine Colléter\n\n	Tiphaine Colléter\, 52 ans\, habite
  Avignon depuis 2000. Professeure des Écoles titulaire du CAPA-SH option 
 D (Certificat d’Aptitude Professionnelle pour les Aides spécialisées\,
  les Enseignements adaptés et la Scolarisation des élèves en Situation 
 de Handicap – troubles des fonctions cognitives) et du CAFIPEMF (Certifi
 cat d’Aptitude aux Fonctions d’Instituteur ou de Professeur des Ecoles
  maitre Formateur)\, elle enseigne depuis 2002.\n\n	Elle a dès ses début
 s enseigné à des élèves à besoins éducatifs particuliers\, porteurs 
 de TND (Troubles du Neuro-Développement) et plus spécifiquement de TSL (
 Troubles Spécifiques du Langage)\, TSA (Troubles Spécifiques des Apprent
 issages) et troubles psychiques\, au sein de CLIS puis d’ULIS (Unités L
 ocalisées d’Inclusion Scolaire) en REP+ (Réseau d’Education priorita
 ire\, zone violence).\n\n	Depuis janvier 2020\,elle est enseignante coordo
 nnatrice d’une SRE de l’Éducation Nationale (Structure de Retour à l
 ’École)\, unique en France : la micro-école Inspire\, située au cœu
 r d’un Centre d’Art Contemporain d’Intérêt National\, la Collectio
 n Lambert. \n
LOCATION:31 rue d'Ulm 75005 Paris - FR
ORGANIZER:Ecole des Arts Décoratifs - PSL
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