BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
BEGIN:VEVENT
SUMMARY:Inscription Section clinique 2025-2026
DTSTART:20250613T220000Z
DTEND:20260530T220000Z
DTSTAMP:20260313T233408Z
CATEGORIES:
DESCRIPTION:\n\n\n\n\nSection clinique de Bruxelles - Programme 2025-202
 6\n\n					 \n\nLe sur-mesure du diagnostic\n\nDeux boussoles\n\n					En p
 sychanalyse\, deux boussoles cohabitent en matière de diagnostic. D’une
  part\, une clinique discontinuiste\, fondée sur une classification struc
 turale et\, d’autre part\, une clinique continuiste\, dite borroméenne\
 , qui élabore\, pour chaque sujet\, des diagnostics sur mesure et fait é
 quivaloir symptôme et diagnostic. La première se réfère à des catégo
 ries universelles\, la seconde tend vers le symptôme en tant qu’il est 
 la manifestation la plus singulière du sujet.\n\n					La clinique continu
 iste\, celle du nœud\, émane certes de la fin de l’enseignement de Lac
 an\, mais ne supprime en rien la clinique discontinuiste de Freud et du pr
 emier Lacan. Ainsi\, les trois structures de base – névrose\, psychose 
 et perversion – et leurs sous-catégories restent toujours en vigueur lo
 rs de nos échanges. Même quand elles ne sont pas nommées comme telles\,
  elles sont sous-entendues. Au départ de la rencontre avec un sujet\, il 
 est quasiment impossible de penser le à-qui-ai-je-affaire sans en passer 
 par une classification.\n\nUne éthique\n\n					Ce tiraillement entre deux
  boussoles relève d’une seule éthique. Si la psychanalyse puise ses ca
 tégories diagnostiques chez les maîtres de la psychiatrie du XIXe et du 
 début du XXe siècles\, elle ne prend pas moins ses distances d’avec le
 s effets ségrégatifs de cette classification. L’étude clinique telle 
 qu’elle apparait dans nos publications et nos conversations cherche à i
 soler une dimension paradigmatique à partir du cas particulier plutôt qu
 ’à faire entrer le cas dans une classe. Pourtant\, comme le note J.-A. 
 Miller\, il ne s’agit pas de nier purement et simplement la classificati
 on psychiatrique comme cela se pratique dans les mouvements antipsychiatr
 iques. Une telle opposition idéologique ne fait que tomber davantage sous
  l’emprise de cette classification[1]. Le fait même de porter notre int
 érêt sur le symptôme est subversif car en abritant en son sein le mode 
 de jouissance du sujet dans toute sa singularité\, le symptôme résiste 
 à l’universalisme de la classification.\n\n					A l’opposé de la cla
 ssification psychiatrique qui repose sur un savoir consistant du maître\,
  en psychanalyse\, l’Autre du diagnostic est un Autre manquant\, un Autr
 e barré. La décision d’un diagnostic n’a pas de valeur objective. El
 le ne s’appuie pas uniquement sur une constatation de quelques « crit
 ères »\, mais aussi sur un jugement sous transfert. Ce jugement[2] rel
 ève d’un art\, l’art du diagnostic. Il convoque le clinicien en un po
 int intime où il expose non seulement ses connaissances en nomenclature\,
  mais aussi ses capacités de discernement et de prise de décision. La no
 mination de la pathologie nous confronte à la folie que l’homme comme t
 elle porte en lui[3]  et nous renvoie inéluctablement à celle qui nous 
 est propre.\n\nStructures contemporaines\n\n					Cette année\, si nous no
 us intéresserons aux structures freudiennes\, ainsi qu’aux structures p
 sychiatriques étudiées par le tout premier Lacan\, nous nous pencherons 
 également sur les usages du diagnostic dans les pratiques actuelles. En e
 ffet\, une certaine mise à jour de ces catégories est requise. Quelles s
 ont les coordonnées de la névrose après « l’évaporation du père 
 »[4] ? Comment isoler la structure mélancolique parmi les cas qui se ma
 nifestent par une dépression ou une absence du sentiment de la vie ? Com
 ment est-ce que les addictions s’inscrivent dans les structures ? Etc. 
 Nous reviendrons cette année sur les commentaires concernant ces question
 s tenus lors du colloque Uforca 2024\, qui s’est déroulé sous le titre
  « Les diagnostics dans la pratique »[5]. \n\nL’entretien clinique\
 n\n					Le thème du diagnostic nous impose de porter un intérêt particu
 lier cette année aux « Entretiens cliniques » qui sont au programme d
 e la Section clinique de Bruxelles et de ses antennes à Liège\, Mons et 
 Namur. Ces entretiens avec des sujets hospitalisés s’inscrivent dans la
  suite des « Présentations de malades » pratiquées régulièrement p
 ar le Dr Lacan. J.-A. Miller souligne que cette présentation est « bén
 éfique au patient\, tant par l’accès qu’elle lui ménage parfois à 
 la parole que par l’appréciation plus juste de son cas qui en découle 
 le plus souvent »\, mais ceci à condition qu’on respecte le malentend
 u inhérent à la communication[6]. Plutôt que « comprendre » le pati
 ent\, le psychanalyste s’enseigne de la rencontre avec le sujet et de so
 n témoignage concernant ce qui le traverse. C’est dans cet esprit que\,
  lors de ces présentations\, Lacan ne répondait que rarement à la quest
 ion du diagnostic du patient\, afin d’ouvrir un espace de conversation s
 ur la question en temps réel ou après la session de travail[7]. Nous nou
 s inspirerons de cette éthique lacanienne. Au-delà de l’enseignement q
 u’ils procurent\, ces entretiens sont des moments d’expérience à ne 
 pas rater.\n\n					 \n\n					Gil Caroz\n\n					 \n\n					 \n\n					 \n
 \n					 \n\n					 \n\n					 \n\n					 \n\n\n\n\n\n[1] Cf. Miller J.-A.
 \, « Enseignements de la présentation de malade »\, Ornicar ?\, n°1
 0\, juillet 1977\, p. 15. \n\n\n\n[2] Cf. Miller J.-A.\, « La signature
  du symptôme »\, La cause du désir\, n° 96\, juin 2017\, p. 112.\n\n\
 n\n[3] Cf. Lacan J.\, « Propos sur la causalité psychique »\, Écrits
 \, Paris\, Seuil\, 1966\, p. 176 : « Et l’être de l’homme\, non se
 ulement ne peut pas être compris sans la folie\, mais il ne serait pas l
 ’être de l’homme s’il ne portait pas en lui la folie comme la limit
 e de la liberté ». \n\n\n\n[4] Cf. Lacan J.\, « Note sur le père »
 \, La cause du désir\, n° 89\, p. 8.\n\n\n\n[5] Le 15 juin 2024.\n\n\n\
 n[6] Cf. Miller J.-A.\, « Enseignements de la présentation de malade 
 »\, Ibidem\, p. 16.\n\n\n\n[7] Ibidem\, p. 14.  \n\n\n\n\n\n\n\n	 \n\n
 	 \n\n! Les activités se tiennent en présence\n\n\nUn accès ZOOM pour
  les trois cours du samedi à Bruxelles et pour les Conférences du Champ 
 freudien est exclusivement réservé aux inscrits des Antennes de Liège\
 , Mons et Namur. \n\n	 \n\nLes autres participants souhaitant suivre les
  cours du samedi et conférence par zoom peuvent y accéder en choisissant
  le Tarif "Inscription partielle par zoom". \n\n	 \n
LOCATION:16 rue defacqz  1000  Bruxelles  - BE
ORGANIZER:Section clinique Belgique
END:VEVENT
END:VCALENDAR
